lundi 7 juillet 2008

« Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit »*

Une phrase, quelques mots et un tollé, comme à l’accoutumée, dans notre monde politique. Des sensibilités heurtées, à l’heure où les partenaires sociaux sont plus que jamais sur la défensive, pour préserver les acquis sociaux face aux réformes à venir, encore.
La polémique enfle, et retombera bien vite. Je laisse à nos personnalités politiques le soin d’y répondre. Avec plus ou moins d’inspiration.
« Personne ne s’en aperçoit ». Ces mots sont à eux seuls une formule digne d’un publicitaire, contenant là toute la force de cette réplique. Non, personne ne s’est aperçu des opérations escargots provoquées par les chauffeurs routiers, ni des blocages des marins pécheurs de ces derniers mois. Et le Francilien que je suis ne s’est pas non plus aperçu des grèves de la RATP. Juste quelques milliers de Français, j’oserai des millions. Autant dire personne… Pour cet homme.

* Nicolas Sarkozy, le samedi 5 juillet, à l'occasion du conseil national de l'UMP.

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